Maître de la flûte traditionnelle, que son pays nomme "Le Père de la Flûte des Mornes".
L'Association A.M.E. se fait un plaisir de nous le présenter :
"Les Mornes désignent les régions montagneuses aux Antilles, les hauteurs du pays. C'est aussi la campagne profonde, "les grands bois" qui inspirent des rêves mystiques et animent l'imagination des conteurs et des poètes.
Les Mornes furent les refuges des nègres marrons, ceux qui suite à leurs actes de courage et de révolte pour s'évader de l'asservissement esclavagiste, étaient poursuivis par les Colons.
Les Mornes, nos montagnes, lieu chargé d'histoires et de vie, où le souffle de l'esprit se fait mieux sentir et entendre, la demeure des dieux comme le disent les légendes ; c'est dans les Mornes de la Martinique, en pleine campagne, au fond des bois, qu'a eu lieu la naissance de la flûte de bambou : il s'agit bien de la traversière à six trous, populairement désignée comme la "toutou'n bambou" (tube sonore de bambou).
"Vous descendez de vos Mornes !" était dit, hélas -et peut-être encore dit- d'un air hautain par ceux de la ville, en mal d'identité, aux gens des campagnes, pour tenter de les abaisser, de générer en eux un complexe d'infériorité."
Max Cilla, dans sa conscience de précurseur de la "toutou'n bambou", s'aperçut qu'autour des Mornes, se rassemblait une somme d'attributs divers, les prédisposant à être le symbole des valeurs naturelles, culturelles, d'authenticité d'être et de résistance à toute sorte de tentatives d'aliénation ou d'endoctrinement.
Fort de tout cela, dès le début de ses efforts pour restaurer cet instrument de musique des campagnes et lui attribuer une juste place au sein de l'organologie, il a eu l'inspiration de le légitimiser en lui attribuant ce nom: LA FLUTE DES MORNES.
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